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BAC : Réussir l’Oral

L’oral on y passe tous. On commence par l’oral de français et on enchaîne toute ses études : oraux au bac pour les matières optionnelles, oraux de rattrapage du bac, puis oraux régulièrement dans les examens les plus importants. Maîtriser l’exercice est donc essentiel. Cependant, chaque épreuve a ses contraintes spécifiques, on ne prépare pas l’oral de français comme un oral de maths, etc. Cela dit, il existe des éléments communs à tout oral.

On se demande toujours si on préfère un oral à un écrit. Il y a deux grandes différences : l’oral est stressant, mais c’est aussi un dialogue. Le fait qu’à l’oral le candidat se retrouve les yeux dans les yeux avec l’examinateur est une épée à double tranchant. En effet, l’examinateur peut aussi bien guider que se taire, et peut aussi vous couper l’herbe sous le pied, en disant ce que vous aviez gardé pour plus tard. Enfin, quand on est bloqué, pas d’échappatoire, à l’écrit on respire et on gribouille jusqu’à ce que ça vienne, à l’oral c’est sans filet. Si à la lecture de tout ça vous vous dîtes : « l’oral c’est pas pour moi », ne désespérez pas tout de suite, rien n’est jamais perdu.


Maîtriser ses nerfs
C’est souvent l’aspect le plus difficile. La première chose est sans doute d’être sûr de ses connaissances, ça donne confiance, mais qu’on soit plutôt du genre « cool » ou pas, des révisions sérieuses on ne saurait s’en passer.

Bien dormir la veille !
J’avoue qu’on peut penser que cela tient du miracle, mais les nerfs seront plus tranquilles si tout est reposé. De plus le café, malgré ses vertus stimulantes, est un grand facteur de nervosité, surtout les jours d’examen. Chacun a son petit truc : une tisane, un bon bain chaud avent de dormir… Evitez tout de même le somnifère, il faut être clair le lendemain. Juste avant l’examen, certains révisent ou se font réciter jusqu’au dernier instant. Si cela peut avoir des vertus bénéfiques, cela multiplie le stress. Alors à bon entendeur salut ! Rien de plus efficace que d’avoir quelque chose d’autre à penser, histoire de ne pas ressasser les mêmes choses.

Pour se sentir plus en confiance le jour J, il n’est rien de tel que de s’entraîner avec quelques amis, pendant le période de préparation, en essayant de se rapprocher des conditions de l’examen. Ainsi, il y aura moins de surprise au moment crucial. Il est vrai cependant que pour l’oral du rattrapage, vu la rapidité du temps imparti pour se préparer, ce genre d’exercice paraît impossible à réaliser. Mieux vaut être sûr de ses connaissances que gérer le stress, l’examinateur sait que vous êtes stressé alors que si les connaissances ne sont pas là, la note descendra directement.

Réussir le premier contact
Un examinateur ne juge pas sur la tête de l’élève, mais un oral n’est pas un écrit, et les tenues provocantes sont à bannir, autant mettre le maximum de chance de son côté. Rentrez dans la salle calmement, commencez par dire bonjour (bonjour madame, bonjour monsieur), ne demandez pas à passer plus tard, pour le français ou pour les langues au rattrapage ou quand cela se justifie, laissez l’examinateur choisir le texte sans protestation. S’il est trop long, demandez s’il veut le couper.

Exploiter au mieux le temps de préparation
Plusieurs aspects matériels : posez la montre sur la table, les vingt minutes sont courtes et perdre du temps est un luxe ; n’écrivez que sur le recto des feuilles, ainsi vous pourrez tout lire en clin d’oeil ; essayez de rendre les notes les plus claires possibles en allant à la ligne à chaque idée.
Il ne faut surtout pas tout écrire, seulement les jalons nécessaires au développement.
Commencez par écrire la première phrase d’accroche, elle lancera toute la présentation. Surtout, organisez au maximum les idées, c’est là-dessus que vous êtes jugés, alors mieux vaut faire l’effort pendant la préparation.
S’il reste du temps revenez sur certains passages et précisez davantage.

Tenir compte de son interlocuteur
Cela peut paraître basique, mais avec le stress, ça n’est pas toujours évident. Ne commencez pas l’exposé sans un signe de l’examinateur ― parfois un simple regard.
Ne parlez pas trop vite. Soignez l’élocution, soyez certains que l’examinateur a bien pu repérer la phrase ou le mot dont on parle. Mieux vaut tout expliquer, éviter les sous entendus, ou les références. Expliquer toutes les étapes du raisonnement est de plus l’exercice qu’on vous demande car c’est ainsi que vous montrerez la meilleure compréhension possible.
C’est au moment de l’épreuve qu’il s’agit de développer les notes de la préparation, tout ce qui n’a pas pu être écris doit être dit : explications, relevé des références, etc.

Après l’exposé, l’entretien
Tous les oraux sont composés de deux étapes, une première où l’élève expose ce qu’il a à dire, puis une où l’examinateur creuse certains points, pose des questions sur d’autres sujets du programme afin de s’assurer de la qualité des connaissances du candidat.
Pas de panique, pour l’examinateur, il ne s’agit pas « d’enfoncer », il n’est pas non plus dramatique qu’il rectifie une remarque, même pendant l’exposé. Il n’y a pas lieu à s’effondrer.
Pour l’élève, il ne doit pas se laisser surprendre, répondre avec précision, et avec le vocabulaire adéquat. Evitez absolument les réponses monosyllabiques, les remarques floues ne s’appuyant sur rien ou, s’il s’agit d’un texte à commenter, la paraphrase, ou restez dans le champ strict du passage dont on parle.

Ce que les examinateurs n’aiment pas
Première chose, un correcteur est très agacé lorsque chaque phrase, notamment celles qui devraient être les plus affirmatives, se termine par la montée de la voix caractéristique d’une question. De deux choses l’une, ou il est impassible et vous regarde froidement, résultat vous ne savez pas si ce que vous dîtes est juste et peut vous induire en erreur ; ou il s’implique et vous reprochera de l’obliger à le faire. Soyez sûrs de vous, et faites-le entendre !
Secondement, est reproché le regard hagard, se baladant sur le plafond, ou sur le mur par dessus l’épaule de l’examinateur, ou encore par la fenêtre. Ce qu’il faut faire, c’est le regarder dans les yeux. Il est concevable que cela soit difficile, voire embarrassant : une petite astuce est de regarder les sourcils, l’interlocuteur ne voit pas la différence, et c’est un peu plus facile.
Enfin, je pense que tout le monde s’en doute un peu, le langage a un rôle très important. A éviter à tout prix les « euh » ou autres tics de langage. Par ailleurs, il convient de s’exprimer avec le niveau le plus soutenu possible, les expressions familières vous seront reprochées.

On a beau dire n’importe quoi, on est soulagé quand enfin c’est fini. Il est certes toujours difficile de se fier à ses impressions au sortir d’examen. Mais à l’oral il est encore plus difficile d’estimer quoi que ce soit. Les examinateurs se comportent de façon extrêmement diverses. Certains ne laissent transpirer aucune émotion, certains participent beaucoup et ont à coeur de faire avancer le candidat, de ne pas le laisser faire du sur place. Quant aux notes données, elles seront recalibrées en fonction d’une moyenne générale. On ne laissera pas un examinateur particulièrement sévère mettre à mal, parfois injustement, certains élèves.

 
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