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LE BAC Tout Ce Qu’il Faut Savoir !

Les origines de l’existence du baccalauréat et ses évolutions

Le baccalauréat plus communément appelé «bac» a connu plusieurs étapes dans sa diffusion parmi la population. Le bac, initialement destiné aux enfants de la bourgeoise et aux garçons, fête, aujourd’hui ses 200 ans. Il a été créé par décret le 17 mars 1808 sous Napoléon Premier. A l’époque, l’examen ne comportait que des épreuves orales portant sur des auteurs grecs et latins, sur la rhétorique, l’histoire, la géographie et la philosophie. Aujourd’hui cet examen national comprend neuf à dix épreuves obligatoires, écrites et orales, ainsi que des épreuves facultatives. Il est considéré comme le diplôme de fin d’étude secondaire qui permet l’accès à l’enseignement supérieur et comme le premier grade universitaire. En 1880 à peine 1 % d’une classe d’âge obtient le bac, en 2003 cette proportion s’élève à 62,6 %.
Malgré un diplôme destiné à l’origine à l’élite de la société, deux grands progrès interviennent. En 1861, Julie-Victoire Daubié est la première femme à passer le baccalauréat. A partir de 1924, le bac s’ouvre largement aux filles et les programmes du bac deviennent alors identiques pour les deux sexes.


Le baccalauréat n’a cessé d’évoluer au cours du temps. Il existe aujourd’hui trois types de baccalauréat, correspondant aux trois voies des études au lycée : général, technologique et professionnel.

Le baccalauréat technologique, créé en 1968, associe une formation générale à une formation technologique. Le plus souvent il nécessite la poursuite d’études (BTS, DUT, écoles spécialisées.).

Le baccalauréat professionnel a fait son apparition en 1985. Il fut créé en étroite relation avec les milieux professionnels pour répondre à leurs demandes de techniciens, d’employés et d’ouvriers hautement qualifiés. L’objectif était prioritairement l’entrée dans la vie active, dès le bac en poche, même s’il permet dans certains cas la poursuite d’études.

En 1993, le baccalauréat général s’est modifié avec l’institution des nouvelles séries, toujours d’actualité : L (littéraire) qui remplace l’ancienne série A, la série ES (économique et social) qui remplace la série B, et la série S (scientifique) qui remplacent, en fonction des options associées, les 3 anciennes séries C, D ou E. Ces trois bacs généraux impliquent la poursuite d’études supérieures (universités, grandes écoles, instituts universitaires de technologie.).

Les premiers bacheliers n’étaient que 31 à se présenter au baccalauréat alors qu’aujourd’hui ils sont 600 000. Le Bac est passé en deux siècles d’un diplôme élitiste et réservé aux riches à un diplôme de base, indispensable à la poursuite d’études !

Le bac a-t-il gardé sa valeur d’autrefois ?
Réalité ou mythe ?


Si l’idée d’un bac plus facile à obtenir et moins valorisé qu’autrefois circule dans l’opinion publique aujourd’hui, c’est en partie parce que le niveau de l’examen baisse d’année en année.
Un débat autour de la valeur du bac a cours depuis quelques temps, et l’on peut lire ici où là des avis comme celui d’Olivier Bouba- Olga - Université de Poitiers - qui observe que le niveau moyen global de la population augmente significativement, en dépit d’une baisse locale du niveau observé de ceux qui passent le bac. On peut donc constater que l’ensemble des acteurs observent localement une baisse sans voir l’accroissement global du niveau des élèves.
Quant à Jean-Robert Pitte, président de l’université Paris-IV-Sorbonne, pour lui le bac est devenu une imposture. Le niveau du bac baisse d’année en année car sa médiocrité est

par la complicité des correcteurs et des responsables de l’Education nationale. L’épreuve du bac stresse les candidats et leurs parents, alors qu’elle ne sert à rien... Un trop grand nombre de jeunes se retrouvent ensuite livrés à eux-mêmes, dans des universités qui ne peuvent rien faire face à l’afflux des étudiants qui n’ont ni le niveau ni les aptitudes pour répondre aux exigences des études supérieures. Ils en sortent déçus et meurtris.
Au-delà de ces débats, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui avoir le bac positionne le jeune sur la case départ et lui permet d’avancer. Il peut poursuivre dans une filière choisie pour exercer un métier par la suite. Sans bac, il parait inconcevable de construire une carrière. Le bac est le passeport pour l’avenir. Il demeure indispensable pour débuter des études supérieures.

Une fois le bac en poche : quels débouchés?


Une fois le baccalauréat obtenu, les débouchés sont multiples. Cependant ils diffèrent selon la série choisie. Si l’on accorde au bac S un tel prestige, c’est parce qu’il représente, parmi les 3 bacs généraux, le plus ouvert aux débouchés. Il est complet et ne ferme aucune porte. A l’origine, il fallait passer un bac littéraire pour réaliser des études de médecine, ou encore étudier le grec pour faire des mathématiques. Les mentalités ont beaucoup changé et bien des jeunes boudent le bac littéraire, par suite de perspectives d’emplois incertaines à l’arrivée. Le bac littéraire apparaît comme le plus restreint en matière de débouchés. Il donne accès principalement aux métiers du droit, de la communication, du journalisme, de l’enseignement, de l’art ou encore des sciences humaines ou lettres. Cependant, de plus en plus de recruteurs font appel à des «littéraires» dans leurs entreprises pour leur qualité rédactionnelle. Le bac ES, quant à lui, permet l’accès à plus d’emplois, mis à part la médecine, ou encore les écoles d’ingénieurs qui sont les secteurs privilégiés de la série S. Le bac ES est généralement plus centré sur les métiers de l’économie, les écoles de commerces dont les circuits offrent de nombreux emplois.

D’après le ministère de l’éducation nationale, 57 % des bacheliers scientifiques se dirigent vers l’université, 20 % s’inscrivent en classes préparatoires aux grandes écoles, 20 % préparent des diplômes professionnels en 2 ans (B.T.S. et D.U.T.) et 10 % poursuivent des études en écoles spécialisées. 73 % des bacheliers littéraires se dirigent vers l’université, 7 % s’inscrivent en classes préparatoires aux grandes écoles, 12 % préparent des diplômes professionnels en 2 ans (B.T.S. et D.U.T.) et 8 % poursuivent des études en écoles spécialisées. Et enfin 60 % des bacheliers économiques et sociaux se dirigent vers l’université, 5 % s’inscrivent en classes préparatoires aux grandes écoles, 25 % préparent des diplômes professionnels en 2 ans (B.T.S. et D.U.T.) et 10 % poursuivent des études en écoles spécialisées.

Chiffres-clés
Pourcentage d’une classe d’âge obtenant le baccalauréat (Site du ministère de l’éducation nationale)

La proportion de bacheliers sur une génération est passée de 3 % en 1945, à 25 % en 1975, pour atteindre 64,6 % en 2006.

De 1930 à 1948, le nombre de candidats reçu à l’examen double, passant de 15 000 à 30 000. Il atteint 150 000 en 1973, 250 000 en 1985 et 470 000 en 1998.

En 2007, il y avait 651 532 bacheliers dont 327 590 pour le bac général, 170 907 au bac technologique et 123 035 au bac professionnel, le taux de réussite a été de 83,3 %. Le taux de réussite par filière a été de 87,6 % pour les séries générales, 79,5 % pour les séries technologiques et 77, 9 % pour les séries professionnelles.

De plus cette session 2007, comportait 22 candidats ayant moins de 16 ans et 21 candidats âgés de plus de 50 ans. Les correcteurs se sont partagés environ 4 millions de copies et ont fait passer à peu près 1 million d’épreuves orales.

Quelques anecdotes :

 

Il est possible d’obtenir une moyenne supérieure à 20 sur 20 au Baccalauréat, grâce aux points d’options cumulés. Marie Duchez, une creusoise de filière scientifique, ancienne élève du lycée Pierre Bourdan de Guéret détient le record actuel. Avec cinq 20, trois 19, un 18 et un 16, Marie Duchez a atteint le meilleur résultat jamais obtenu auparavant 20,6/20. L’association d’une note éliminatoire de zéro à une copie blanche est une croyance répandue parmi les bacheliers, mais totalement fausse. Attention :
Le jour de l’épreuve du baccalauréat, s’il est constaté une tricherie, la commission de discipline des universités statue sur les cas de fraude en octobre ou novembre suivant l’épreuve. Le bachelier concerné encourt trois types de sanctions : l’annulation de l’épreuve, l’annulation de l’examen où l’interdiction de repasser l’examen dans un délai de 1 à 5 ans.



 
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