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LES PHOBIES SOCIALES

La phobie sociale est une anxiété extrême causée par l’exposition à une situation de performance ou à un milieu social. Cette anxiété se manifeste typiquement lorsque l’on s’adresse à un groupe, déjeune au restaurant, effectue un appel téléphonique en public…Alors n’est-ce qu’une petite timidité excessive? Ou faut-il se faire aider pour vivre mieux ?

La phobie sociale… une anxiété extrême
Voici la définition officielle de la phobie sociale du DSM-IV, le manuel diagnostique couramment utilisé par les professionnels:
- La personne ressent une peur persistance et intense lors d’une situation sociale ou de performance, lorsqu’elle est avec des personnes non familières ou qu’elle est observée par quelqu’un. Elle craint alors d’agir de façon embarrassante ou humiliante.
- Elle reconnaît que son anxiété est excessive ou irraisonnée.
- Elle évite les situations sociales ou de performance, ou les vit avec une anxiété et une grande détresse.

En fait, la phobie sociale peut perturber tous les aspects de la vie, comme les performances scolaires, les relations familiales ou amicales ou la quête d’un emploi. Il ne faut donc pas sous-estimer ce problème et le traiter comme un autre, le diagnostiquer et le faire soigner. Pour vivre mieux.

 


1 personne sur 7 a des phobies sociales
C’est le «trouble anxieux» le plus courant. Environ une personne sur sept en souffre à un moment ou l’autre de sa vie. La phobie sociale commence à l’enfance et, si elle ce n’est pas traitée convenablement, peut persister à l’âge adulte…alors si on s’en occupait ? Parce que faire comme si de rien n’était n’arrange rien. Sans aide d’un médecin ou d’un psychologue les personnes souffrant de phobie sociale finissent souvent par s’isoler, incapables d’établir des relations, de se marier ou de profiter pleinement de la vie… D’ailleurs bien souvent, les phobiques sociaux pensent que c’est normal puisqu’ils ressentent cette anxiété depuis l’enfance, et l’assimilent à de la « timidité excessive » … Ils ne vont donc pas consulter un professionnel, qui pourrait pourtant les aider.

Les symptômes habituels…
Un phobique sociale ressent une anxiété lorsqu’il est confronté à une situation sociale ou de performance. Il rougit, se met à bredouiller ou à trembler, il se sent nerveux, a mal au coeur ou a peur d’avoir l’air ridicule. Ses battements cardiaques sont rapides…

• La peur
La personne atteinte de phobie sociale ressent une peur intense et paralysante quand elle est exposée à une situation sociale ou de performance, comme faire la connaissance de quelqu’un, s’adresser à un groupe, déjeuner au restaurant, écrire en public, téléphoner à quelqu’un au travail ou accomplir une tâche si elle est observée.

• L’anxiété
Quand elle prévoit être exposée à une situation sociale ou de performance ou quand elle est contrainte d’y être exposée, la personne souffrant de phobie sociale éprouve une souffrance et une anxiété intenses.

• Des symptômes physiques
Cette anxiété peut prendre la forme de divers symptômes physiques avant, pendant ou après la situation redoutée: rougissement, bredouillement, tremblement, transpiration, nausées ou dérangement d’estomac, battements cardiaques forts et rapides, attaques de panique (sensation d’étouffement ou d’étranglement, essoufflement, accélération du rythme cardiaque et, souvent, le sentiment d’irréalité ou d’être détaché de soi comme si on devenait fou). La personne peut être hypersensible à la critique; elle manque souvent d’assurance et risque d’avoir une mauvaise opinion d’elle-même.

• L’évitement
La personne se met souvent à éviter les situations où elle pourrait devoir se produire en public ou être exposée à l’observation et aux critiques d’autrui. L’évitement du problème finit par limiter considérablement ses activités sociales. Certes, l’évitement de certaines situations réduit l’anxiété à court terme, mais la recherche de ce soulagement ne fait qu’accentuer l’évitement à long terme, créant un cercle vicieux.




La phobie sociale n’est-elle pas simplement une timidité excessive ? Même si les phobiques sociaux paraissent gênés ou timides, ils ressentent des symptômes physiques et psychologiques qui vont bien au-delà de la gêne. Pour savoir si tu es atteint de phobie sociale, il faut que tu considères l’intensité de tes symptômes et leur influence sur ta vie personnelle, tes interactions sociales et ton rendement au travail, et considérer si ces symptômes sont intenses et durables.

Pourquoi est-ce que j’ai la phobie sociale ?
Il est normal de ressentir de l’anxiété dans des situations sociales, mais pour certains, le stress est si grand qu’ils souffrent presque de panique ou subissent une véritable attaque de panique. Les chercheurs n’ont pas encore découvert les raisons de cette anxiété exagérée. La phobie sociale peut avoir un caractère héréditaire ou être déclenchée par un traumatisme.

Comment un traitement peut-il aider ?
Les nouveaux médicaments antidépresseurs, utilisés en association avec une thérapie cognitive-comportementale, peuvent soulager une grande partie de l’anxiété et de la nervosité que tu éprouves dans des situations sociales ou de performance. Quand tes symptômes diminueront, tu te sentiras plus en mesure de faire face à ces situations et tu seras moins susceptible de les éviter. Tes nouvelles habiletés d’adaptation t’aideront à interagir avec les autres.

Que dois-je faire si je pense souffrir de phobie sociale ?
Si tu penses avoir ce problème, consulte un médecin sans tarder. Les symptômes de la phobie sociale ne disparaissent pas d’euxmêmes, mais ils peuvent s’atténuer si tu reçois le traitement approprié. Une bonne raison de consulter, c’est que la phobie sociale entraîne souvent d’autres problèmes si elle n’est pas traitée (dépression, autre trouble panique, abus d’alcool ou de drogues). Ne manque pas de dire à ton médecin que tu te sens déprimé(e), que tu as perdu de l’appétit ou que tu n’as plus le goût de faire ce qui te plaisait, si tel est le cas. Ta situation cache peut-être une dépression qui sera vite contrôlée par des médicaments adéquats.

• Médicament
Après avoir discuté du problème, ton médecin te suggérera peut-être de commencer à prendre un médicament antidépresseur.

• Psychothérapie
Dans une thérapie cognitive comportementale, le thérapeute aide la personne à prendre conscience de ses «cognitions» (ou pensées) négatives, comme penser qu’elle est ridicule ou que tout le monde la regarde et la critique, et à les remplacer par des pensées plus appropriées pour faire face à la situation. L’apprentissage de compétences sociales permet à la personne de s’habituer à faire face à des situations sociales (comme recevoir des critiques, faire la connaissance de quelqu’un). La thérapie peut se faire en bureau privé ou en groupe.

 
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