L’Afrique du sud est sortie de son régime politique l’apartheid grâce à Nelson Mandela dans les années 1990, mais l’unité entre blancs et noirs, si chère pour le héro Sud-Africain, est bien loin. De plus, de grandes tensions apparaissent entre les habitants notamment au sujet de la redistribution des terres agricoles.

Les villes Sud africaines parmi les plus dangereuse du monde

Pretoria, la capitale de l’Afrique du sud,  est la troisième ville la plus dangereuse d’Afrique alors que le pays est la deuxième puissance économique africaine et ne connaît pas les troubles politiques de ses voisins. Cette situation est très surprenante  mais quand on y regarde de plus près il y a de nombreuses raisons à cette violence à outrance :

  • Les familles sont déstructurées en Afrique du sud  avec un grand nombre de familles monoparentales avec des mères célibataires souvent très jeunes . Ces familles sont nombreuses avec 4 ou 5 enfants ce qui rend l’éducation de ces futurs citoyens bien complexe pour ces jeunes femmes inexpérimentées.
  • Les jeunes de 15-24 ans sont souvent au chômage car ils sont fréquemment sortis du système scolaire très rapidement. Cette petite partie de la population est à l’origine de 31% des crimes commis en Afrique du sud.
  • Les armes sont très présentes dans les townships* car l’ANC* les avait distribuées en masse pour lutter contre l’apartheid dans les quartiers très défavorisés. Malheureusement, les différentes missions pour récupérer ces armes aujourd’hui ont eu très peu de succès.

La redistribution des terres: symbole de tensions sociales entre blancs et noirs au pays arc-en-ciel

afrocentricity.org

Avant la première guerre mondiale, les terres agricoles étaient réparties de façon très inégale puisque 93% des terres appartenaient aux riches propriétaires blancs. Depuis la fin de l’apartheid cette situation n’a que très peu évolué. En effet, aujourd’hui encore 72% des surfaces agricoles sont aux mains de la population blanche. Nelson Mandela et son parti l’ANC avait promis de redistribuer 25 millions d’hectares mais à l’heure actuelle seuls 4 hectares ont changé de camps.

https://www.groundup.org.za

Ce problème de redistribution des terres entraîne des violences entre les différentes communautés blanches et noires. Même si la situation s’est un peu apaisée depuis l’arrivée de l’ANC au pouvoir. On recense pas moins de 561 attaques contre des paysans blancs. Entre avril 2017 et avril 2018 57 personnes ont été tuées en moyenne chaque jour, soit 20336 victimes.

Le président Américain Donald Trump a tweeté à propos de la situation en qualifiant la situation de «meurtres de fermiers blancs à grande échelle». Le président n’est pas à son premier propos polémique et est habitué à ce genre de frasque.

Alors que fait le gouvernement face à cette situation? Force est de constater que rien n’a été véritablement efficace jusqu’à présent. La police est visiblement impuissante par manque de personnel et de moyens dit Bheki Cele, le ministre de la police sud-africaine, qui avoue par ailleurs :

« Je peux dire que les services de police d’Afrique du sud ont baissé les bras »

source: https://www.nofi.media/2018/09/les-chiffres-de-la-criminalite-explosent-en-afrique-du-sud/58265

20336 meurtres par an

65000 viols par an

Petit lexique :

  • Townships: Bidonvilles Sud Africains
  • ANC : Parti anti apartheid sud africains

V.E. et S.M. et O.E.



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